La Bretagne a longtemps été une région pauvre : difficile d’accès, avant l’époque des autoroutes et du TGV, avec peu de terres cultivables, entre les zones granitiques et celles sous les embruns de l’Atlantique, elle était une terre d’émigration. Sa principale richesse était la pêche et le commerce des grands bateaux, à l’époque des colonies. Mais tout cela a changé, d’abord avec le développement du tourisme, qui a permis aux villes côtières de disposer d’un revenu important pendant les mois d’été, puis avec le développement de l’agriculture et d’un pôle automobile importante, voulu par le gouvernement pour faire décoller la région.

Une région dynamique et moderne

Bref, aujourd’hui, la Bretagne est une région dynamique, moderne, avec un pôle universitaire important et attractif et de nombreuses startups qui créent et commercialisent des produits à la fois technologiques et innovants.

Et pour financer ces startups, la Bretagne a sa propre plateforme de financement coopératif, ou crowdfunding, GwenneG, dont le nom veut dire “petit sou”.  “Petit”, car le don ou l’investissement dans un projet commence à partir de 5 €. Mais les petits sous font les gros montants : en un peu plus d’un an d’activité, la plateforme a ainsi organisé 52 campagnes, plus de 90% ont été une réussite, ce qui représente plus de huit cent mille euros collectés !

La plateforme propose les trois outils du crowdfunding : le prêt, l’investissement et le don, ou crowdlending, crowdinvesting et crowdfunding au sens strict. (C’est en effet cette forme là qui s’est développée en premier et qui a donné son nom au système).

Des projets solidaires, technologiques, écologiques

Parcourir les exemples de projets réussis ou en cours permet de voir ce qui marche en Bretagne, et ce qui attire les bretons. On y trouve bien sûr un certain nombre de projets liés au monde marin, avec le développement d’un centre de plongée, une entreprise qui propose des foils pour les planches de surf, pour pouvoir commencer à les utiliser avec un vente très faible, ou le soutien à une équipe qui souhaitait participer à la Transat Jacques Vabre.

Mais aussi le financement d’un site web participatif pour développer l’utilisation des algues en cuisine, un chargeur nomade pour smartphone et tablettes (décoré aux couleurs de la Bretagne), un système de mise en conserve de produits en excédent pour éviter le gaspillage alimentaire ou un traiteur coréen qui livre à domicile (parce que la Bretagne accueille aussi les marins du monde entier…)