Ma vie au bureau

Ma vie au bureau

travailler

Celui qui a dit pour la première fois « le travail c’est la santé » était passionné et surtout dans le vrai.

Pour la petite histoire, sachez qu’on doit ce proverbe à Plutarque, un grand historien d’avant Jésus Christ. La citation complète est d’ailleurs la suivante : « Le travail c’est la santé ; ne rien faire, c’est s’ennuyer. » Rien à voir donc avec les versions d’Henri Salvador et de Boris Vian qui s’en étaient largement inspirés pour la  remodeler : « Le travail c’est la santé ! Rien faire, c’est la conserver. » Bouuuhouuu !!!

Le travail c’est la santé !

En France, le travail a une place forte dans le cœur des travailleurs.

Le baromètre Actineo /TNS sofres de 2011 montrait que l’intérêt du travail passait avant un bon salaire pour les employés déjà en poste.

En les interrogeant sur la qualité de vie au bureau, les interrogés (53%) placent d’abord l’intérêt des activités qui leur sont confiées avant la rémunération, quand on leur demande d’évaluer l‘agréabilité de la vie au travail.  Viennent ensuite compléter ce baromètre : l’aménagement des bureaux qui jouerait à 80% sur l’efficacité et à 72% sur la motivation.

Qui plus est, les Français (à hauteur de 59%) s’estiment profiter d’une qualité de vie « plutôt satisfaisante » au bureau.

Mais les résultats peuvent être très différents en fonction du sexe, de la vie familiale ou du bureau fréquenté par la personne interrogée. Par exemple :

  • 6 personnes sur 10 (63%) qui travaillent dans un open-space jugent la qualité de vie au bureau « satisfaisante ».
  • 9 personnes sur 10 (90%) qui jouissent d’un bureau individuel, jugent la qualité de vie au bureau « satisfaisante ».

La personnalisation de son espace peut peser dans la balance  et améliorer son quotidien : mettre un fond d’écran personnel ou apporter ses propres affaires (bouilloire, ventilateur) pour un plus de confort est très pratiqué.

Un bon relationnel peut tout changer

De la pause-café à la pause-déjeuner

Cela étant dit, le facteur le plus important et le plus pris en compte pour une vie de bureau qualitative se figure être les relations et les rapports entretenus entre collègues.Pause déjeuner bleu

Dans une enquête de 2013 réalisée par Bruneau, 84% des personnes interrogées d’un panel représentatif déclaraient même se sentir bien au bureau.

Les moments en groupe ou d’échange représentent en grande partie  la raison qui fait que les gens apprécient de venir au travail. En conséquence, les pauses sont des instants clefs.

3 Français sur 4 sont accros à la pause-café, qu’ils considèrent comme être une habitude. La cafétéria, si l’entreprise en dispose, est le meilleur lieu pour l’effectuer selon les interrogés. En cas de coup des stress, elle est imparable, tout comme la pause cigarette.

De plus, 38% apprécient singulièrement la pause-déjeuner entre collègues. A la cantine ou via des livraisons de plateaux repas, elle permet de décompresser et de s’évader.

« Collègues, seulement .. .? »

C’est bien souvent dans ce laps de temps que 11% des interrogés se plaignent auprès de leur collègues afin de trouver du réconfort ou que 88% en profitent pour échanger sur des idées de sorties, de vacances ou de restaurants ou bien s’informent sur des bons plans pratique tels que le corps médical ou les baby-sitters (42%).

Et parfois, les liens entre les employés dépassent  le simple domaine du professionnel.

  • 60% des interrogés se sont faits de vrais amis en rencontrant des collègues de qualité.
  • 12% des Français interrogés ont confessé avoir déjà vécu une histoire d’amour.

En regardant les statistiques d’une enquête canadienne du site AshleyMadison.com, parmi les membres Français et Suisses et Belges, 60% de la gent masculine et 50% des femmes ont même avoué  avoir déjà eu une aventure à la suite d’une fête en entreprise.

 satisfaction

Comment gérer les difficultés ou son temps au travail ?

Tout le temps passé n’est pas toujours productif. Il faut savoir que 65% des salariés trouvent qu’une réunion sur deux n’est pas utile. 80% affirment y avoir déjà perdu leur temps et 10 % y ont déjà fait une sieste.

Ce n’est, néanmoins, pas le cas de tout le monde. Les Editions Tissot et Opinion Way démontrent que 73 % des cadres travaillent hors de leur bureau.

Est-ce dû une mauvaise de gestion des temps, d’une diminution des moyens pour économiser de l’argent ou parce que la vie professionnelle d’un cadre ne s’arrête pas à 18h30, mais avec le développement des gadgets de haute technologie et d’internet, être connecté à tout moment en tout lieu est devenu chose facile. A ce moment, la limite entre la vie privée et celle du monde professionnel est vite franchie : quand dans le RER, Monsieur X répond à des mails de sa direction  via son smartphone, il sort de son temps de repos.

Ainsi, dans cette enquête, ils étaient 58% à répondre qu’ils travaillent après le travail, 50% à travailler le weekend et 38% lors de leur RTT.

A l’inverse, d’autre s’investissent très peu dans le travail. L’exemple de Bob est rare mais vaut bien ces quelques lignes. Développeur quadragénaire dans une entreprise américaine, il passait ses journées à surfer sur Internet, se connecter sur des réseaux sociaux (on en passe)  et partait tranquillement le soir sans avoir fourni le moindre travail. Comment est-ce possible  me demanderez-vous ? En sous-traitant en secret,  son travail à une société chinoise. Le soir, il n’avait qu’à envoyer un mail à son responsable pour rendre compte de sa progression et la combine était enclenchée.

Suite à un audit de sécurité dans l’entreprise qui a menée à la découverte de factures de paiement à ladite société (qu’il gardait dans son ordinateur) l’employé a été démasqué.

En dehors de Bob et quelques autres, le travail est souvent salvateur et un rempart au climat austère que propage la crise. Les employés s’y côtoient, s’y entraident, partagent pour créer une espace de confiance. Un lieu de vie agréable.